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31/05/2008 16:15 Voici un petit article que j'ai écrit... (0 commentaire) |
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LETTRE A SAINT JOSEPH
Cher Saint Joseph,
Je ne vous ai quitté il n’y a qu’un an mais vous me manquez déjà beaucoup. Ici tout est différent et je me sentais un peu dépaysée au début ; je ne connaissais personne et le seul souvenir de vous me rassurait. Tous les souvenirs que j’ai de vous resteront à jamais au fond de mon cœur.
J’y ai connu l’Amour comme l’Amitié, la Gentillesse comme la Méchanceté, l’Hypocrisie comme l’Honnêteté, le Travail comme la Paresse et bien d’autres choses encore. J’y ai rencontré mes amis les plus chers. J’ai passé sept ans de ma vie chez vous. Sept ans durant lesquels j’ai appris à mûrir, à vivre, à connaître le monde qui m’entoure. Sept ans dans une vie, cela fait très peu mais tout ce temps a suffi pour que je vous aime et que je ne vous oublie jamais.
Il m’arrive d’y faire un tour quand j’ai du temps libre et cela ravit mes souvenirs les plus profonds. Les professeurs, les surveillants, les camarades de classe et tout le personnel qui étaient présents pour nous assurer un environnement propice à notre apprentissage étaient tous très gentils avec moi et avec les autres aussi.
Mon arrivée chez vous, il y a plus de sept ans me rappelle que je n’étais pas seule car la plupart de mes amis avaient suivi le même chemin que moi. Je ne pouvais pas me sentir aussi dépaysée que je ne l’ai été au début de cette année hors de chez vous. L’Attente pour aller au Self, le Self lui-même, le CDI où j’ai été enfermée à deux reprises, la Chapelle pour les Messes de Rentrée et les Concerts de Musique, le Grenier, les BVS et leurs tableaux qui indiquaient qui était convoqué, les Monuments aux Morts, le Coin Fumeur, qui ne l’est plus d’ailleurs, les Salles Scientifiques avec leurs Laboratoires, les Terrains de Sport, les Salles de Classe et leurs Tables remplies par les Chewing-gums collés dessous, la Cour de Récréation qui réunissaient les élèves à 10h et 15h30, les Casiers remplis et non-rangés, l’Accueil, la Cour d’Honneur, les Conseils de Classe et la Décontraction toute surprenante des Professeurs pendant ces Réunions…
Tout cela me manque… Tout le monde était à mes soins, comprenez-vous ? Désormais, il faut voler de ses propres ailes, et si l’on tombe, personne n’amortira notre chute. Nous sommes loin d’être seuls mais après avoir passé cet examen si redoutable, nous rentrons dans la vraie vie, celle où l’on doit décider de ce que l’on va faire plus tard, de par nous-mêmes.
Je réussirai à m’adapter à ma nouvelle vie pour vous prouver que toutes ces années passées à vos côtés n’ont pas servi à rien. Au contraire, vous m’avez appris presque tout ce que je sais maintenant et je ne regrette rien de ce que j’ai vécu chez vous.
Je vous écris tout simplement pour vous remercier. Ancien et aimable Saint Joseph, je vous dis à la prochaine, je l’espère.
Lettre d’une étudiante, ancienne de Saint Joseph.
A Périgueux, le 24 mai 2008 |
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31/05/2008 16:23 Introduction (0 commentaire) |
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Voici ce que j'ai écrit il y a quelques années de ça... "Une idée m'est venue. Que diriez-vous si je vous énonçais tous les meilleurs moments que j'ai vécus avec la famille D. ? Ma grand-mère a neuf enfants, vingt-quatre petits-enfants et deux arrières-petits-enfants. Vous pouvez voir que, ce qui est le plus impréssionnant, c'est le nombre de petits-enfants ! Même si cela s'explique par le nombre d'enfants ! Mais, imaginez une maison - de préférence, grande - remplie de petits ! Heureusement, la vie fait que les bambins grandissent et ont leur propre habitation ! Sinon, je me demanderais bien comment on pourrait supporter le vacarme que cela ferait ! Néanmoins, avec cette merveilleuse famille, nous vivons à quatre cents kilomètres de distance ! Cela m'empêche de les voir souvent. Moi, je vis à C., une petite ville de D. à peine connue ; alors qu'eux, habitent à O., une grande cité du C.-V.-de-L., où a été brûlée vive la célèbre Jeanne d'Arc ! Cependant, le P. est très réputé pour son fameux pâté de foie, dont ma famille raffole ! Cette famille que j'aime si fort renferme quatre personnes que j'admire et apprécie plus particulièrement : Michel, Alex, Damien et Delphine. Ils sont tellement gentils ; comme tout le monde d'ailleurs ! Mais mon affection s'appuie sur des qualités et des défauts caractéristiques de leurs personnalités, que vous connaîtrez plus tard. A présent, c'est le moment pour moi de vous souhaiter à tous une excellente lecture qui vous fera voyager à travers mes plus beaux souvenirs..." |
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31/05/2008 16:25 Présentation (0 commentaire) |
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"Voyons voir... Je ne les connais pas tous personnellement, mais je tenterai de faire de mon mieux pour que vous les connaissiez un peu plus. Êtes-vous préparés à faire marcher votre mémoire ? Attention ! Prêts ? Feu ? C'est... PARTI !!! Mes grands-parents ont eu dix enfants : Huê, Bao, Ngoc, Son, Hai, Vinh, Liên, un petit garçon dont je ne connais pas le nom et qui est décédé très jeune à cause d'une maladie rare, Phông et Vu.
L'aînée de ces dix enfants s'est mariée assez jeune, à l'âge de dix-huit ans, avec Som. Elle est chef cuisinière dans un établissement scolaire. Bao vit avec Ngon et possède cinq enfants : Hau, Tic, Noy, Béatrice et Michel. Tous sont nés en France, excepté Hau. Ngox est seul. Je ne connais pas grand-chose sur cet oncle. Je ne le rencontre pas souvent lors de mes visites à O. Néanmoins, ma maman m'en parle de temps en temps. C'est quelqu'un de timide mais c'est également une personne très intellectuelle qui possède un vocabulaire très enrichi. J'en ai d'ailleurs eu la preuve lorsqu'il m'a envoyé un mail pour nous donner de ses nouvelles. Son, après son mariage avec Huong, a eu trois enfants : Alex, Damien et Aline. Le père de ces deux garçons et cette petite fille, dirige une entreprise qui vend et répare des ordinateurs. C'est un père qui aime énormément ses enfants et qui le montre. Hai est uni à Dao. De leur union naquirent Delphine, Déborah et Dorine. Tous leurs prénoms commencent par un "D" et ce sont toutes des filles ! Leur père travaille à la Poste. Quant à leur mère, elle est assistante maternelle. Vinh, marié à Mattavan depuis 2001, a un petit garçon, Philippe, né le 11 septembre 2003. Il s'est produit, dans son enfance, un incident que l'on m'a raconté depuis longtemps. En effet, après avoir joué avec ses frères et soeurs, avec une chaleur typique des pays asiatiques, il s'est lavé à l'eau froide, voire gelée. Au Laos, il n'y avait pas d'eau chaude. Tout le monde sait aujourd'hui que le fait de se mettre de l'eau froide sur le corps après avoir transpiré, peut facilement provoquer des incidents. Mon oncle s'est évanoui. Il ne réagissait plus. Heureusement, il se réveilla peu de jours après. Actuellement, malgré ses problèmes d'ouïe et de langue, il n'est pas moins d'être un père et un époux heureux. Liên, ma maman, s'est mariée à Dung en 1988. J'aurai seize ans le 18 septembre, ma soeur Céline, treize ans le 30 juillet et David, mon frère, dix ans le 12 juin. Phông, après s'être marié au Viêt-Nam avec Huong, a eu trois enfants : Nicolas, Florence et Fabrice, aujourd'hui âgés de deux à six ans. Enfin, Vu vit à Paris avec Marie. Ce sont deux personnes qui ont une trentaine d'années et qui travaillent chacun de leur côté. Tonton est ingénieur et Tata est journaliste. Il ne me reste plus que deux personnes à vous présenter : mon grand-père et ma grand-mère. Je les évoque en derniers, mais ils sont très importants pour moi. Ils avaient à peu près vingt ans d'écart. En cette année 2005, Mamy aura soixante-quatorze ans. Quant à mon grand-père, s'il était encore parmi nous, il aurait quatre-vingt-quatorze, à peu près. Mais un fait est un fait. Ne pensez surtout pas que je regrette le décès de Papy.
Papy est décédé lorsque je n'avais que trois ans. Il avait une passion pour les contes et les légendes qu'il faisait partager à toute sa famille. Il était chimiste. Il a quelquefois travaillé à Paris et il parlait merveilleusement bien le français avec cet accent que je n'ai jamais connu. Il est vrai que j'ai de temps en temps besoin de lui parler, de le toucher, d'entendre sa voix, de le voir rire à chaudes larmes. Je suis réaliste et je sais très bien que cela est impossible. Cela me fait tout de même du bien d'y penser.
Quant à ma grand-mère, maintenant fatiguée et malade, c'est une personne qui offre beaucoup d'amour. Malgré son mal, je suis convaincue qu'elle est encore consciente et qu'elle sait que grâce à cette affection, tout le monde l'aime et s'occupe d'elle. La vie est dure mais la nôtre est sans cesse épaulée par des gens qui nous aiment et qu'on aime. Faire confiance à quelqu'un, c'est être capable de lui confier notre propre vie. Je sais que cela peut vous sembler étrange mais la vie est ainsi et on ne peut rien y faire. |
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31/05/2008 17:55 L'année de mes deux ans (0 commentaire) |
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En cette année 1992, près de deux semaines après la naissance de ma soeur, une nouvelle parvint jusqu'à nos oreilles : "Grand-Père est décédé". Moi, je n'avais aucune notion de ce que voulaient dire ces mots. Cependant, je n'ose penser quel malheur envahit l'esprit des membres de ma famille. Cet homme, maître éternel - bien qu'il soit mort - de la famille D., me guide depuis que je suis née. Ma maman m'a raconté que lorsque Grand-Père était à l'hôpital, j'adorais lui masser les bras. Malheureusement, je ne me rappelle pas demoments passés avec lui. Parfois, j'y pense et je ressens à la fois une sorte de tristesse et de joie à l'égard d'une personne que j'aime beaucoup mais que j'ai peu connue. Avant de se marier avec Grand-Mère, il avait fondé une famille avec une première épouse, qui est décédée, laissant derrière elle des enfants, les demi-frères et les demi-soeurs de ma maman ainsi que de mes oncles et de ma tante. Toutes ces fabuleuses histoires que l'on m'a raconté sur lui, me donne énormément de courage pour réussir ma vie, privée comme professionnelle ! Je reprendrai sans faute le même exemple que mon Grand-Père. Je sais, c'est plus facile à dire qu'à faire. Mais c'est comme un défi que je me lance. Je ne veux pas faire mieux mais seulement refaire une partie du chemin qu'il a parcouru durant toute sa vie. Tout cela pour dire que je suis extrêmement fière de cet homme qui me fait rêver et qui me fera rêver au moins jusqu'à la fin de mes jours !
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31/05/2008 18:09 Noël 1996 (0 commentaire) |
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Le premier Noël en famille dont je me rppelle, c'était en 1996. Heureusement que la caméra était présente, sinon, je ne me souviendrais sûrement pas de cette soirée ! Il n'y a pas toute la famille. Il en manque. Mais cela ne gâche pas l'ambiance. Première scène : la décoration du sapin de Noël. Alex, Damien, mes cousins, nous aident, mon frère, ma soeur et moi. Tout le monde était petit ! Cela fait toujours plaisir de se remémorer d'aussi bons souvenirs ! Alex, avec ses lunettes, Damien, avec sa voix aiguë ! Maintenant, ce sont des adolescents, voire des adultes, alors les changements de voix sont visibles ! Une tradition s'applique tous les ans dans notre famille : après avoir dîné, les enfants représentent devant les adultes de qu'ils ont préparé pour l'occasion. Il y a des chansons, des danses, des pièces de théâtre... Ce jour-là, le 24 décembre 1996, nous avons commencé, sans les "grands" , à chanter "Petit Papa Noël", "Une Souris Verte"... moi, à danser la "Macarena" comme une petite folle et de plus en plus vite ! Quant à Alex et Damien, is sont toujours aussi timides ! Puis, ce fut au tour des grands de nous voir ! Le spectacle qui était censé être divertissant aux yeux du public, fut plutôt ennuyeux. C'était comme une sorte de bataille entre ma cousine Delphine et moi. On se battait, en quelque sorte, pour avoir le plus d'applaudissements venant de ma famille ainsi fatiguée de nous voir fâchées pour ce genre de bêtises. Mais ils devaient sûrement comprendre le fait qu'on était encore petites et que les enfants avaient leurs caprices !
Quand arriva enfin minuit, de nombreux présents furent posés sur la table de la salle à manger. Les petits se ruèrent dessus avec cette lueur brillante dans leurs yeux. Je me souviens de ce moment-là où ma soeur a eu un chien en peluche. Elle avait assez peur de ces animaux. Quelques minutes après avoir ouvert son cadeau, elle ne put le toucher tellement elle avait peur qu'il la morde ! |
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31/05/2008 18:23 Séjour à Disneyland Paris (0 commentaire) |
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Nous sommes allés à Disneyland Paris le jour suivant celui de l'anniversaire de mort de mon grand-père. Il y avait Mamy, Chi Xuân, Chi Maryline, Anh Lam, qui sont mes cousins, puis mes parents, mon frère, ma soeur et moi. La veille, nous avons dormi chez un de mes oncles, Câu Vu. On avait regardé des cassettes louées, comme "Pocahontas II" et "Pokémon" ! Le matin, j'ai pris le train avec mes cousins, seule, sans mon frère, ni ma soeur. Nous sommes arrivés avant eux et nous les avons attendu. Au début, ce fut un peu dur de se retrouver. Heureusement que le portable existe ! Mais j'avoue que la question que l'on se pose le plus souvent lorsqu'on appelle quelqu'un, c'est "T'es où?". Mais là, c'était essentil. Peu de temps après, nous nous sommes rassemblés et nous avons débuté notre journée avec joie. Il y avait une promenade en bateau, des manèges, des attractions effrayantes, ainsi que des balades en "train-bateau". C'est comme cela que je les appelle. Et puis, vous devez bien me comprendre, non ? Tout d'abord, nous avons mangé dans un restaurant après être allés visiter un des sites du parc. Puis, lorsque mes cousins sont partis faire un tour sur un manège lus ou moins dangereux pour moi, une enfant de dix ans, j'ai boudé pendant toute la promenade en bateau, tout ça parce que je voulais y aller. Après une journée bien remplie, Chi Xuân, Chi Maryline et Anh Lam partirent chez eux en train. Quant à nous, nous sommes alés dormir dans une sorte de petite maison. Le lendemain matin, nous sommes allés faire des tours en trains-bateaux. Nos deux journées terminées, nous sommes rentrés à O. avec, encore une fois, de bons souvenirs à garder dans nos mémoires pour longtemps. |
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31/05/2008 22:04 Le mariage de Bac Vinh (0 commentaire) |
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C'était en 2001. Bac Vinh était déjà marié à Tata Mattavan. Nous sommes juste allés à la mairie et nous avons fait la fête. Ce jour-là, ma maman me faisait la tête à cause d'un mauvais caprice venant de ma part et qui datait de la veille. Sans doute pour montrer sa colère, elle me donna à mette, un pantacourt avec un haut qui n'étaient pas extrêmement jolis. Ce fut par chance que mes cousines étaient là. En effet, Chi Xuân me prêta une de ses robes qui valait un peu mieux que l'ensemble que ma mère me proposait. Mais au fil de la journée, notre soi-disante dispute s'est calmée et tout s'est arrangée.
Après la mairie, je suis partie en voiture avec le mari de Bac Huê et une de ses filles, Chi Maryline. Au début, nous étions à l'unisson avec les autres voitures de la famille qui klaxonnaient ; mais enseuite, nous nous sommes perdus ! Nous essayions, en vain, de retrouver la route. La dernière chose à faire fut de revenir au parking près de l'appartement des mariés. Nous avons attendu quelques instants avant que les familles des mariés n'arrivent. La fête s'avéra plus joyeuse. Nous avons commencé par prendre l'apéritif, puis le dîner. Vous rappelez-vous de la robe dont je vous ai parlé tout à l'heure ? Et bien, Déborah, une de mes cousines, s'est amusée à descendre la fermeture éclair qui pouvait s'ouvrir et se fermer facilement ! Je me suis énervée sur le coup, mais je constatai après que personne n'avait vu la scène honteuse à mon égard. Puis, vers la fin de la soirée, tous les invités sont rentrés chez eux avec une lueur de bonheur pour les deux nouveaux mariés.
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31/05/2008 22:29 Mariage de Chi Huong (0 commentaire) |
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C'était au cours de la même année. Il faisait beau avec une température plus ou moins agréable. Cette journée fut très remplie à mon goût. Nous sommes allés à l'église, à la mairie, puie à la salle des fêtes, où nous nous sommes énormément amusés.
Mais d'abord, nous sommes allés chez les parents de la mariée pour que le fiancé demande la main de Chi Huong à ses futurs beaux-parents. Cela se fit de manière assez comique car ma maman fut une des personnes interrogées par le futur marié. Elle demandait l'avis de sa nièce. C'était un des moments agréables de la journée.
A l'église, la mariée succéda les demoiselles d'honneur : Delphine, Déborah, Dorine, ma soeur Céline et moi et le "monsieur" d'honneur : mon frère David. A la sortie de l'église, il y eut le traditionnel lancer de pétales de fleurs qui font toujours plaisir aux nouveaux mariés. Avant d'arriver à la salle des fêtes, nous nous sommes arrêtés pour prendre une photo de famille. Je ne l'ai pas en ma possession mais je l'ai vu et je pense que cela vaut bien le coup de la voir. Disons qu'il n'y avait presque plus de place pour tout le monde ! C'est que nous sommes nombreux dans la famille ! Lorsque nous sommes arrivés à la salle des fêtes, nous avions à l'entrée un apéritif déjà prêt avec des nems, des samosas, des beignets vietnamiens - vous savez, ceux qui ressemblent à des chips françaises - puis des boissons pour les grands comme les petits Puis la mariée, deux de ses soeurs, leur mère et ma maman se sont vêtus de robes vietnamiennes. J'ai oublié de vous dire comment j'étais habillée. J'étais vêtue d'un haut sans manche avec une longue jupe qui m'arrivait jusqu'aux pieds. C'était le même ensemble pour toutes les demoiselles d'honneur. Je remercie d'ailleurs la mère de mes cousines pour ces jolis ensembles. Nous avons commencé par un petit discours de mon oncle Bac Hai et par une petite chanson sur l'air de la "Marseillaise" pour fêter les mariés. Ensuite, le dîner débuta. A la fin du repas, quelques volontaires faisant partis de la famille de la mariée ainsi que du marié, se mirent en costume d'hawaïens et dansèrent tout autour de la salle, faisant rire tous les invités. Puis une petite chanson prévoyant la vie de couple des jeunes mariés, fit autant rire que la danse hawaïenne. Enfin, la soirée se termina par une "boum". Il y avait de la musique française, anglaise, mais aussi vietnamienne et laotienne. Je me décidai enfin à supplier Alex et Michel de danser avec moi. Bien sûr, Alex ne céda pas. Michel, si ! Nous sommes arrivés un peu en retard sur la piste, mais non étions présents ! J'avoue que notre technique de danse n'était pas si extraordinaire que cela. J'essayais de "copier" les autres couples de danseurs, mais en vain. Je ne parvenais pas à les suivre et encore moins le rythme. Je pense que cette scène fut quelque peu décevante aux yeux de ceux qui étaient assis ! De toute manière, nous n'étions pas les stars de la soirée ! Cette remarquable soirée s'est terminée aux environs de quatre heures du matin. Ce fut une des soirées les plus mémorables de ma vie.
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